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Billet d'humeur (février 2006)


                                        TRENTE ANS !!!!!

Trente de joies et de peines
Trente ans d’espoirs et de désillusions
Trente ans de réussites et d’échecs
Trente ans d’enthousiasme et de découragement

La vie d’une entreprise est rythmée par celle des hommes et des femmes qui l’animent, nous n’avons pas échappé à cette règle. Tout au long de ces trente années le bon et le moins bon ont alternés.
Ainsi va la vie. On ne peut pas vieillir indemnes.
Mais les optimistes que nous sommes préfèrent parler d’expérience et de maturité. 

Lorsque mon père a créé cette entreprise il y a trente ans, il ne pouvait savoir de quoi serait fait son chemin mais il espérait certainement qu’elle atteindrait cette maturité.
Quoiqu’il en soit, il fit tout ce qui était en son pouvoir pour l’y mener, et son décès brutal le 8 Février 1994 fut une des étapes les plus douloureuses que nous ayons traversées. Douze ans après, il me manque toujours, aussi bien affectivement que professionnellement. Beaucoup de ceux qui l’ont connu partagent ce sentiment, tant sa personnalité, bien que controversée, était attachante. SOTRAVER et tout son personnel  faisait partie de sa famille. C’est pourquoi je lui dédie cet anniversaire qui n’aurait pu avoir lieu sans lui.

Depuis nous avons changé de siècle et, avec lui, nombre de nos habitudes. On ne gère plus comme alors. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Peut importe !  Je n’ai pas le temps de réfléchir à ces questions stériles. Il me faut mener la barque sur une mer souvent démontée.

La seule question qui vaut est de savoir où l’on va. Le mouvement n’a de sens que s’il a un but, sinon ce n’est que gesticulation.
Aujourd’hui je suis serein car un équipage déterminé et animé par une confiance mutuelle est monté à bord. Ensemble nous avons fixé le cap et nous nous y tiendrons.     

Je dis donc, bien qu’ils s’en foutent, à tous les politiciens plus soucieux de leur réélection que du bien-être de leurs concitoyens, à tous les technocrates qui veulent régir nos vies sans même savoir de quoi elles sont faites, à tous les patrons qui ne respectent pas leurs employés, à tous les employés qui ne pensent qu’à tirer le maximum en faisant le minimum, à tous ceux qui d’une manière générale pensent à ce qu’ils peuvent prendre et non à ce qu’il peuvent donner, sans oublier les créateurs de surcharge énergétique, qu’ils n’auront pas raison.

Bon anniversaire !

Jean-François SANS